Le scénario est tellement bien rodé qu'il en devient tragique. Si vous êtes électricien, carreleur, paysagiste ou restaurateur dans les Landes, les Pyrénées-Atlantiques ou le Gers, vous avez très certainement reçu cet appel :
« Bonjour Monsieur, je vous contacte dans le cadre du plan de transition numérique de votre secteur. Votre entreprise a été retenue pour bénéficier d'un site internet nouvelle génération entièrement subventionné. Un conseiller passe dans votre commune demain… »
Le discours est mielleux, rassurant, bardé de logos officiels ou de sigles aux allures institutionnelles. Le commercial arrive avec une belle tablette tactile, fait signer trois formulaires entre deux devis sur un coin de table de chantier… et c'est là que le piège se referme.
Le mécanisme du crédit-bail déguisé (Locam, Grenke et consorts)
Ce que le commercial « oublie » d'expliquer clairement, c'est que vous ne signez pas un simple contrat de prestation avec une agence web : vous signez un contrat de location financière ferme et irrévocable sur 48 ou 60 mois auprès d'un organisme financier.
Conséquences réelles pour l'artisan :
- Un prélèvement mensuel indéboulonnable : entre 150 € et 300 € par mois (soit 8 000 € à 15 000 € au total sur 4 ans).
- Aucune garantie de résultat : la société financière paye immédiatement l'agence démarcheuse au premier jour. Ensuite, l'agence n'a plus AUCUN intérêt à s'occuper de vous. Si le site est bâclé, s'il ne rapporte rien ou s'il tombe en panne, vous devez quand même continuer à payer la banque chaque mois.
- Impossibilité juridique de résilier : le droit commercial entre professionnels (B2B) ne prévoit aucun délai de rétractation de 14 jours. Les tribunaux sont encombrés d'artisans en détresse qui tentent de bloquer les prélèvements, avant de recevoir des menaces d'huissier.
Ces méthodes prédatrices ont été dénoncées à maintes reprises par la DGCCRF et les Chambres de Métiers, mais les agences changent de nom tous les trois ans et recommencent.
Comment reconnaître immédiatement ces arnaques ?
Retenez ces 3 règles d'or pour vous protéger, vous et vos collègues du bâtiment :
- Méfiez-vous du démarchage agressif : un vrai artisan du web ou une agence sérieuse ne fait pas de téléprospection agressive en se faisant passer pour un programme gouvernemental ou pour Google.
- Fuyez dès que vous voyez le nom d'un leaser financier : si le bon de commande mentionne une société tierce de financement (Locam, Grenke, Parfip, etc.), rangez votre stylo et raccompagnez le commercial à la porte.
- Vérifiez qui est propriétaire de votre nom de domaine : souvent, ces boîtes déposent le nom de domaine à leur nom. Si vous arrêtez de payer, elles prennent votre réputation en otage.
L'alternative saine : l'artisanat du web en toute liberté
Construire sa présence en ligne ne doit jamais être un contrat de servitude financière. Pour comprendre les véritables tarifs du secteur, consultez notre article sur les coûts cachés d'un site web.
Chez Webomatik, nous avons pris l'exact contre-pied de ces pratiques toxiques :
- 0 € de frais de création au départ : aucun acompte de 2 000 € à sortir de votre trésorerie.
- 7 jours d'essai gratuit : le site est entièrement construit et présenté avant que vous ne versiez le moindre centime.
- Zéro engagement captif : un abonnement mensuel clair, résiliable d'un simple message sans préavis ni pénalités.
- Un interlocuteur physique à vos côtés : un professionnel installé à Aire-sur-l'Adour qui engage sa réputation locale sur chaque projet.
Ne laissez pas des démarcheurs sans scrupules abîmer votre confiance dans le numérique. Découvrez notre approche transparente de création de site sans engagement ni leasing ou contactez-nous directement pour un diagnostic indépendant et bienveillant.